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D'Algérie - Djezaïr
Mouvement de réconciliation

Proposer une devise

"Il faut mettre ses principes dans les grandes choses, aux petites la miséricorde suffit." Albert Camus// "La vérité jaillira de l'apparente injustice." Albert Camus - la peste// "J'appelle à des Andalousies toujours recommencées, dont nous portons en nous à la fois les décombres amoncelés et l'intarissable espérance." Jacques Berque// « Mais quand on parle au peuple dans sa langue, il ouvre grand les oreilles. On parle de l'arabe, on parle du français, mais on oublie l'essentiel, ce qu'on appelle le berbère. Terme faux, venimeux même qui vient du mot 'barbare'. Pourquoi ne pas appeler les choses par leur nom? ne pas parler du 'Tamazirt', la langue, et d''Amazir', ce mot qui représente à la fois le lopin de terre, le pays et l'homme libre ? » Kateb Yacine// "le français est notre butin de guerre" Kateb Yacine.// "Primum non nocere" (d'abord ne pas nuire) Serment d'Hippocrate// " Rerum cognoscere causas" (heureux celui qui peut pénétrer le fond des choses) Virgile.// "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" Albert Camus.

D'Algérie-Djezaïr

Le MOUVEMENT D’Algérie-Djezaïr vient d’être officialisé par plus d’une centaine de membres fondateurs résidant dans le monde entier, ce 22 juin 2008 à Saint Denis (Paris - France). Il est ouvert à toutes celles et ceux qui voudront le rejoindre, natifs d'Algérie, et leurs descendants.

ORGANISATION

Elle est démocratique, c'est-à-dire horizontale, sans centralisme, et sans direction. Les décisions essentielles doivent être conformes à l’esprit du Texte Fondateur. Elles sont prises après larges consultations, où tous les membres donnent leurs opinions. Les règles internes sont arrêtées par les "adhérents". Pas de cotisations. Les groupes et le Mouvement trouvent les moyens de faire aboutir leurs actions.

Samedi 24 Mai 2014

"une bière à Alger"...

quoi?

Les « réseaux dits sociaux » si prisés des bas bleus et des convalescents, nous réservent quelquefois des propos étonnants, bien écrits, et légers, dans une langue maîtrisée. N’allez pas vous priver du plaisir de les lire, Les « Lettres Persanes » ne sont pas loin. Usbeck et Rika non plus. Ou Candide si vous préférez. Mohamed Kacimi : Ecrivain dramaturge


L’INCROYABLE ET INIMAGINABLE HISTOIRE D’UN HOMME QUI VOULAIT PRENDRE UNE BIERE A ALGER
Alger est une ville de lumière. Mais il suffit que le jour décline pour que la Blanche se transforme en gouffre. Vers dix sept heures, et avant que les milliers de minarets ne hurlent la prière du crépuscule, les rues se vident d’un coup des filles et des femmes, déjà toutes voilées et il ne reste, collés aux murs, qu’un magma d’hommes, barbus, moustachus, ou coiffés à l’iroquoise et dégoulinant de gel, fumant clope sur clope. Alger devient alors une coulée de mélancolie. Tout y tombe en ruines, les hommes, les chats famélique, jaunes et sales, les immeubles haussmanniens dont toutes les cages d’ascenseur n’ont plus d’ascenseur depuis des lustres; et même la mer perdue sous des rafiots qui crachent leur mazout avec des bananes, de la semoule, de l’ail chinois et des escalopes de dindes importées de Patagonie. Le ciel, noir, se remplit alors du parfum d’Alger, de la pisse mélangée à l’huile de friture des sardines.
J’y étais il y a trois semaines. Et un soir, je ne sais pas pourquoi, je me suis dit, je vais prendre une bière, pourquoi ? Comme ça pour le plaisir. Les yeux fermés, je me suis dirigé vers la brasserie des facultés, la Brass, notre Flore à nous, comme on dit, située juste en face du lycée Delacroix où se trouvait notre département de littérature française. J’ai poussé la porte, le lieu était vide, deux serviteurs perdus au milieu
d’une salle avec des nappes rouges et sales m’accueillent : – C’est pour prendre un verre ? – Oui, par exemple – On ne sert plus. Le plus jeune me regarde d’un air méprisant. je lui demande s’il existe encore un autre bistrot dans le coin. Il me répond – Non, je ne peux pas vous le dire. C’est haram. J’ai claqué la porte. Je me suis dit il suffit que j’aille juste à côté, à la rue Charasse, là il y a le Marhaba, le bar fait les meilleurs sandwichs à la viande hachée et à la coriandre fraîche et il est juste à côté de la librairie Dominique où pour dix dinars j’achetais l’intégrale de Soljenitsyne et de Maïakovski.
J’ai pris la rue Charasse. Le Marhaba n’existe plus, ainsi que la librairie scientifique. Dominique est devenue librairie Ijtihad, « exégèse coranique ». Qu’à cela ne tienne, il suffit de descendre vers Maurétania; au bout, il y a la grande brasserie Maurétania juste en face de l’immense immeuble bleu d’Air France, et si elle est fermée, il suffit de prendre à gauche, le boulevard Amirouche, passer devant le magasin des beaux arts, l’Arc en ciel, avant d’arriver au Boul Mich. L’établissement jouxte le restaurant universitaire. Il dispose d’une salle au sous sol, avec un dancing et ses fenêtres donnent sur le port d’Alger. On y mangeait des sardines servies à foison avec de la pelure d’oignon avec nos copines étudiantes qui fumaient des Craven A. J’ai pris la rue Charasse, la brasserie a été remplacée par un magasin de meubles, l’immeuble d’air France n’existe plus, pas plus que l’arc en ciel et j’ai poussé la porte du Boul Mich. A la place des filles fumant des Craven A, une foule de barbus sirotant des cafés crème et suçant avec avidité des cigarettes électroniques. Je ressors, face au commissariat central et sous les arcades de la banque extérieure d’Algérie, des dizaines de femmes, avec des bébés et des enfants, disposent des cartons et ou des couvertures par terre pour passer la nuit. Je demande au policier ce qui se passe: – Ce sont des jeunes mariées, chassées par leur mari. Elles viennent passer la nuit face au commissariat central pour ne pas être violées. Elles partent à l’aube.
Je me rappelle alors du Coq Hardi, la brasserie mythique d’Alger, avec Wahab on y passait du temps, elle est située au coeur de la rue Didouche avec une double baie vitrée, les serveurs étaient en noeud papillon et on y vendait le Monde à la criée. J’ai repris la rue Berlioz, où le Berlioz n’existe plus, en haut de l’escalier, un immense trou a remplacé la pâtisserie la Parisienne, ah les croissants de la Parisienne, Je me suis dit que je devrais passer par le passage souterrain de la place Audin. Sur les escaliers, il y avait un joueur de banjo aveugle et à l’intérieur un disquaire aux cheveux très longs qui m’avait fait découvrir le 666 des Aphrodite Childs. Au fond du passage, il y avait un pèse personne automatique et un horoscope mécanique rouge. On y glissait une pièce de 20 centimes et on avait imprimé sur du papier kraft toujours cette même prédiction: « Bonjour, vous allez être très heureux et connaître beaucoup de bonheur. » Longtemps, j’ai soupçonné Boumediene lui même d’être l’auteur des messages de cet horoscope démoniaque. Dans le passage, il n y a plus de musicien, mais des vendeurs à la sauvette de fausses Nike et de vraies culottes rouges; le disquaire a disparu, il est sûrement grand père et a du vendre toute sa collection de Rock pour se payer un Voyage à la Mecque et laver son « passé », comme on dit.
Plus haut, je cherche le Coq Hardi partout et ne le trouve pas. J’arrête des gens: – Les coq quoi ? – Le coq Hardi, c’est bizarre, c’était au temps de la France ? – Non au temps de Boumediene – Et on acceptait des noms comme ça? – Et il faisait quoi le coq hardi, il vendait du poulet ? — Non c’était une brasserie Souvent l’échange se terminait ainsi – Que Dieu vous ramène dans le droit chemin. Je tombe à la fin sur un
algérois, un fils du quartier: – Vous cherchez quoi? – Le Coq Hardi, je ne rêve pas il était bien là, sur ce trottoir, je ne rêve pas – Non, il était bien là, mais la ville d’Alger l’a rasé – Pourquoi? – Parce qu’il gênait la circulation – Mais il n’était pas au milieu de la route, il était sur le trottoir – Justement, les gens picolaient à la terrasse et ça gênait les gens qui passaient en voiture. La brasserie faisait pourtant partie de l’histoire de la bataille d’Alger…. En remontant la rue Didouche, j’ai vu que les librairies, Ibn Khaldoun, et les Beaux Arts avaient fermé. Le cinéma l’Algéria, également ainsi que tous les autres bistrots, le Debussy, le Tassili, la Cafette, le Quatz’Arts, le Kenko, …
Je suis remonté jusqu’ au Rostand, transformé en magasin de chaussures. Quant au Debussy qui était l’une des plus belles salles de la ville, il a été transformé ainsi que le Français en dépotoir. Au Debussy, je crois que j’ai vu tous les films de Visconti et j’ai même assisté aux émeutes provoquées par » Cris de Femmes » de Jules Dassin. Le film avec Melina Mercouri était une variation autour du mythe de Médée. Mais le titre était trompeur et tous les algérois avaient compris qu’il s’agissait d’ un film sur l’orgasme. Le jour de la première, il a fallu faire intervenir la police anti émeutes pour contenir les assauts de la foule et Jules Dassin lui même étaient sidéré par cette marée de cinéphiles, venus de Cap Matifou, de Tipaza, de Tizi et même de Boussaâda pour voir Mélina Mercouri. Le lendemain el Moudjahid, notre Pravda titrait » Le public algérois en liesse pour la mythologie grecque. La preuve que le niveau intellectuel des masses populaires augmente de jour en jour grâce au socialisme « . Ce que le quotidien ne disait pas c’est que la salle, au bord de l’explosion, se vidait dix minutes après le début du film. Je me suis rendu compte aussi de l’absurdité de la situation, il est impossible d’arrêter quelqu’un dans la rue et lui demander s’il connaît une brasserie. C’est con de se faire lyncher pour une Kronenbourg.
La nuit tombe. Alger s’enfonce davantage dans le noir. Les jeunes délabrés se confondent avec les murs délabrés. Des policiers sales hurlent dans des talkies walkies d’un autre âge. Sur les balcons, tous condamnés par de lourdes grilles en fer, des femmes adipeuses secouent des nappes trouées. De tout Alger que j’ai connu, il ne reste qu’une seule boutique » L’étoile d’or », un bouquiniste chez qui on peut trouver le chasseur français de 1964, ou les oeuvres complètes de Castoriadis. Malgré le temps qui a passé on se reconnaît. Il faut dire que j’y allais presque tous les jours – Tu es passé où ? – A Paris – Comment tu fais pour vivre là bas, les bouquins sont hors de prix – Et toi, comment tu fais pour tenir – Pour le plaisir, chaque jour j’ai dix offres pour faire de la boutique une pizzeria mais je préfère crever au milieu des livres que de la mayonnaise. A Alger, la mayonnaise est considérée comme un signe de luxe, on en recouvre les pizzas et même les glaces à la vanille. Vers 19 heures, j’ai traversé le marché Meissonnier, je suis descendu vers la rue Hoche et là je vois un établissement avec une porte blindée, gardée par un cerbère large comme un frigo américain. Je lui murmure à l’oreille: – Mon frère, c’est un bar Lui me susurre à son tour – Oui, vite rentre. Je pousse la porte. D’abord il y a la fumée et puis cette odeur âcre de la transpiration quand on essaye de la camoufler avec des litres d’eau de Cologne. Une lumière tamisée. Des hommes assis, ou affalés devant des tables recouvertes de monticules de bières.
Personne ne parle à personne. Chacun boit seul. Chacun soliloque dans son coin. Au fond de la salle, il y a un immense poster avec des montagnes du Canada enneigées. A côté des toilettes, deux putes, qui doivent être là depuis René Coty et qui achèvent de tomber en poussière. On entend les toilettes qui débordent et on voit
l’eau qui arrive à la salle. Personne n’est là pour s’en rendre compte. Au bar, une serveuse, les cheveux passés mille fois à l’eau oxygénée, les dents en or, le décolleté qui lui arrive jusqu’à la pomme d’Adam et le ventre qui tombe sur les genoux. Elle vient en courant vers moi – Que puis je vous servir, Monsieur A ce moment là retentit l’appel à la prière de la nuit, la dernière. Je me sens d’un coup las et au bord de la conversion. Je sens que ce bar algérois sera mon chemin de Damas. Je jette un coup d’oeil au putes qui rient, aux hommes saouls, et je me sens dans la peau de Saint Paul quittant dans un couffin la chapelle d’Ananie. Je regarde la serveuse dans les yeux et lui dis: – Je voudrais un verre d’eau et un tapis de prière bien frais, ma soeur, que Dieu nous protège tous les deux.
(Avec l’aimable autorisation de l’auteur)
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Wagner - 09:05 - rubrique r/ Lu dans la presse, du net surtout. - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 1475 fois

Jeudi 30 Janvier 2014

Archives françaises...réclamées par l'Algérie.

ok, à vous les "50 millions" et pour nous, les archives du FLN sur les attentats contre les civils Français d'Algérie et les massacrés du 05 juillet 62 à Oran! Ok? Chiche?

REFLEXION

Jeudi 30 Janvier 2014

LES ARCHIVES SUR LES ‘’ATROCITES’’ COMMISES SOUS L’OCCUPATION FRANÇAISE : L’Algérie cherche à recouvrer 50 millions de documents
Le directeur général des archives nationales, Abdelmadjid Chikhi, a confirmé dans une déclaration rapportée par l'APS, lundi dernier, qu’il travaille actuellement avec le Comité international de la Croix-Rouge, afin de récupérer au moins 50 millions de documents historiques qui comportent les faits de tortures subies par des milliers d'Algériens dans les prisons et centres de détention, durant la « guerre de libération » contre l'occupation française, mais a déclaré que le processus de récupération de ces documents peut prendre un certain temps.


LES ARCHIVES SUR LES ‘’ATROCITES’’ COMMISES SOUS L’OCCUPATION FRANÇAISE : L’Algérie cherche à recouvrer 50 millions de documents
Ce responsable a ajouté, lors de la célébration du 150e anniversaire de la fondation du Comité international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la direction des Archives Nationales travaille avec le Comité sur la documentation et la numérotation de ce qu'il a décrit comme «l’important trésor de documents, ceux qui sont pris en image, et ceux écrits." Il a dit que ces documents seraient de «donner un nouvel éclairage sur la recherche historique en Algérie, en particulier en ce qui concerne la douleur du peuple algérien, pendant l'occupation française," il a souligné qu'ils "vont révéler ce qu’a souffert le peuple algérien durant la période de la lutte armée, et les répercussions du système colonial sur la vie quotidienne des algériens ". Abdelmadjid Chikhi, a précisé qu’il sera passé un accord entre la direction générale des Archives nationales et le Comité international de la Croix-Rouge, de sorte qu'il fournit tous ces documents et de les soumettre à l'Algérie, afin de les mettre à la disposition des chercheurs et des historiens afin de les examiner.

Touffik

Wagner - 15:32 - rubrique r/ Lu dans la presse, du net surtout. - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 1242 fois

Algérie Presse Service, Maurice Audin et Benjamin Stora

"t'as raison Benjamin!"

MONDE
(APS) mercredi 22 janvier 2014
La France doit apporter une "réponse politique" à l’assassinat de Maurice Audin
ALGER - Les autorités françaises doivent apporter une "réponse politique" à l’assassinat en juin 1957 du militant anticolonialiste Maurice Audin à la lumière des "nouveaux" éléments révélés par le livre "La vérité sur la mort de Maurice Audin", a estimé mardi à Alger l’historien français Benjamin Stora.

Lors d’une rencontre tenue au siège du quotidien "Liberté", Benjamin Stora a estimé que l’ouvrage du journaliste français Jean-Charles Deniau, paru en France au mois de janvier, comportait des témoignages qui constituent des "éléments sur faits troublants et graves" et qui doivent pousser les autorités politiques françaises à "rétablir la vérité" sur la mort de Maurice Audin.

Pour l’historien et spécialiste de l’histoire de l’Algérie, la version sur la mort d’Audin avancée dans de ce livre est d’autant plus importante que les archives sur les crimes d’Etat "ne révèlent aucun secret", en l’absence d’ordres écrits sur les assassinats ou les massacres.

"Si vous avez le nom des assassins, la façon dont il (Maurice Audin) a été assassiné, le lieu où il a été enterré et l’ordonnateur de son exécution, cela fait quand même beaucoup de choses nouvelles (...) les autorités françaises ne peuvent plus se contenter de dire +on ne sait pas+, il faut faire la vérité, mais vérifier ces éléments et situer les responsabilités de chacun", a-t-il soutenu.

Paru aux éditions Equateurs, "La vérité sur la mort de Maurice Audin" s’appuie sur le témoignage d’Aussaresses (décédé fin 2013) qui avoue avoir donné l’ordre de tuer le jeune mathématicien sur ordre de son supérieur, le général Massu.

Dans ce témoignage, le tortionnaire français dévoile également le lieu où Audin a été enterré dans une fosse commune entre Koléa et Zéralda, dans la banlieue ouest d’Alger.

Selon Benjamin Stora, ce livre donne également le nom de l’exécutant qui a poignardé le militant communiste, une personne qui, dit-il, "vit aujourd’hui en France".

D’après la version officielle française, Maurice Audin a disparu le 10 juin 1957 après s’être évadé du lieux où il était détenu.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, avait déclaré après la parution du livre que le gouvernement français "fera tout ce qui est en son pouvoir pour contribuer à l’établissement de la vérité", sur la mort de Maurice Audin, selon des propos rapportés par le site français d’information "Mediapart".

Abordant plus généralement la question de la reconnaissance par la France des crimes coloniaux, Benjamin Stora a estimé que cette dernière doit être établie à partir de "faits concrets", comme les massacres du 17 octobre 1961 ou l’utilisation par l’armée française du napalm durant la guerre d’indépendance, et non pas de "manière idéologique".

Outre ces questions, Benjamin Stora a également abordé lors de cette rencontre les relations entre la mémoire et l’écriture de l’histoire, analysées à la lumière de la multiplication des témoignages individuels d’acteurs de la guerre d’indépendance algérienne.

L’historien situe cette tendance à la fin des années 1980, une décennie qui a, rappelle-t-il, connu la "chute" des idéologies, faisant évoluer la manière d’appréhender le fait historique et celle d’écrire l’histoire.

Pour M. Stora, cette "profusion" de témoignages, mais aussi de documents sonores et visuels sur cette période grâce à l’Internet, constitue aujourd’hui un "défi" pour les historiens qui doivent, dit-il, prendre une "distance critique" par le nécessaire travail de "recoupement" avec des sources plus classiques que sont les archives.


http://www.aps.dz/Les-autorites-francaises-doivent.html

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Dimanche 03 Novembre 2013

Mercredi 30 Octobre 2013

Démocratie? Vous avez dit Démocratie!

Boualem Sansal

L’écrivain algérien Boualem Sansal ne croit pas à la démocratie dans le monde arabo-musulman
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Dimanche 20 Octobre 2013

2 poids 2 mesures au pays des Droits de l'Homme.

D'un côté le 17/10/61 à Paris et ses commémorations officielles, de l'autre Oran le 05/07/62 et ses silences d'Etats...où est la Justice dûes à toutes les victimes?

Algérie : la repentance sélective, ça suffit !
boulevard-voltaire
Le 20 octobre 2013

José
Meidinger
Journaliste.
Ancien grand reporter à France 3 Alsace, il passe son temps entre l’Alsace et la Grèce.
Dans les villes de gauche comme Strasbourg, on a remis une couche ces jours-ci sur la prétendue « nécessaire repentance » de la France envers l’Algérie. La capitale européenne inaugurait à son tour une place du 17 octobre 1961, en hommage aux Algériens morts lors de la manifestation organisée ce même jour par le FLN à Paris. À l’époque, la gauche ne s’en était guère émue, embarrassée par le contexte de la guerre d’Algérie et le souvenir peu glorieux de Guy Mollet qui y avait envoyé le contingent. Dans Le Monde du 19 octobre 1961, Jacques Fauvet se fendit même d’un éditorial remettant les pendules à l’heure. Un constat prémonitoire, quand on le relit à la lumière de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde musulman : « Le FLN ne manquera pas d’exploiter les sanglants incidents de Paris [...]. Pourtant il en porte la responsabilité puisque, ici et là, c’est le terrorisme musulman qui est à l’origine de ces drames ! »

Depuis ce « ratage » historique, cette même gauche, jusque-là silencieuse, semble tout à coup atteinte d’un syndrome de compensation rétrospective qui se manifeste à travers ce type de commémorations. En guise de thérapie à retardement, elle se délecte aujourd’hui dans une repentance sélective et à sens unique, initiée par François Hollande lors de son voyage en Algérie. Oubliant au passage que la guerre d’Algérie a été, hélas, marquée par d’autres bavures reléguées dans les tiroirs de l’histoire occultée. Il faut le dire et le redire : le massacre de la rue d’Isly devant la Grande Poste d’Alger, le 26 mars 1962, restera à cet égard l’événement le plus symbolique. Le plus dramatique aussi. Ce jour-là, une manifestation de pieds-noirs non armés, partisans de l’Algérie française, s’est heurtée à un barrage des forces de l’ordre ouvrant le feu sur la foule. Ce jour-là, des Français ont tiré sur des Français ! Une bavure sanglante dont le nombre de victimes ne fut jamais établi avec précision, entre le bilan officiel de 54 morts et 147 blessés et les chiffres d’au moins 80 morts et 200 blessés avancés par les familles des victimes.

La valise ou le cercueil fut alors le lot inexorable des Français d’Algérie. Le cercueil – quand ils eurent droit à une sépulture –, c’est aussi ce qui attendait les Harkis engagés aux côtés de la France. Une « mère patrie » qui se déshonora en les abandonnant lâchement au FLN, lors des accords d’Evian scellant le sort de l’Algérie indépendante. Selon une note du Service historique des armées du 21 avril 1977, « sur environ 200.000 supplétifs incorporés dans l’armée française [les harkis], 2.500 ont été emprisonnés après l’indépendance et 150.000 ont disparu ou ont été exécutés par le FLN »…

Peu de plaques commémoratives rappellent aujourd’hui la mémoire de ces « Algériens » qui avaient choisi la France et dont les survivants croupirent pendant des années dans des camps insalubres. Ceux-là aussi, au même titre que tous les autres, méritent que l’on s’incline devant leur funeste sort. Allez, Monsieur le maire de Strasbourg, il doit bien rester une rue ou même une impasse à rebaptiser, dans une ville qui se vante d’être aussi le siège de la Cour européenne des droits de l’homme…

Wagner - 07:42 - rubrique r/ Lu dans la presse, du net surtout. - Version imprimable - Permalien - 0 commentaires - Lu 497 fois

El Watan du 19/10/2013. La violence constitutionnelle de l'Etat algérien.

Tout a fait dans notre sujet principal actuel attaché au massacre d'Oran le 05/07/62

El Watan

Abdelhak Mekki. politologue : «La violence a été érigée dès 1962 comme mode de gouvernance par l’Etat»
 
le 19.10.13 


-Pensez-vous que la violence est également instituée comme un mode de gouvernance ? Si oui, pensez-vous que cela exacerbe toutes les tensions qui rythment la société algérienne ?
La société algérienne est meurtrie de violence. Sa périodisation historique, depuis l’antiquité jusqu’en 1962, montre qu’elle a subi toutes les violences des conquêtes, à telle enseigne que même le Mouvement national après avoir utilisé les modes de dialogue a fini, au lendemain du 8 mai 1945, après les émeutes dans l’est du pays, à adopter l’usage de la violence comme seul instrument de règlement des conflits pour arriver à l’indépendance. L’Etat algérien dispose d’une vaste et dense expérience dans l’usage de la violence d’abord parce qu’il a été marqué dans son fonctionnement par les crises de 1962, par le coup d’Etat militaire de 1965 qui ne fut  rien d’’autre que l’engagement d’une violence inouïe contre le peuple et les institutions, par le totalitarisme et le système du parti unique, si bien qu’il ne sait régler les conflits majeurs que par la violence, comme en 1988 et durant les années 1990.
Et même lorsque la culture du dialogue devint salutaire, il a laissé s’exprimer une violence, certes sourde, mais encore plus dévastatrice, la violence économique, notamment l’économie informelle, le travail des enfants, la précarité du travail, etc. En conclusion, oui la violence a été érigée, dès 1962, comme mode de gouvernance par l’Etat algérien. Elle continue de l’être si on tient compte du dernier rapport de la commission Ksentini des droits de l’homme. La corruption, l’économie informelle, la hogra, les malversations, etc. sont des signes qui montrent que l’Etat laisse faire, parfois pour mieux montrer  ou cacher ce qu’il fait ou ce qu’il doit faire. La gestion politique  de la maladie du Président n’est-elle pas une forme de violence perturbatrice de la quiétude populaire ?
-Cela s’exprime dans la répression comme unique réponse à tout mouvement de contestation...
Dans le totalitarisme, la totalité des activités sociales est confisquée par l’Etat. Même la mutation sociale l’est et donc tout processus de changement social non contrôlé par l’Etat paraît comme une violence contre laquelle l’Etat doit réagir au nom justement de ce que nous disions plus haut du monopole de la violence légitime. Comment voulez-vous qu’un Etat totalitaire, avec son système de parti unique, reconnaisse à une action de revendication son caractère social ? Cette vision — même si officiellement on parle de démocratisation de la vie politique et de respect des droits civiques et politiques des citoyens — renie par définition tout ce qui parjure sa politique consensuelle plutôt unanimiste.
Dès lors, il refuse de la prendre en charge et la réprime par la violence. Cette attitude, selon moi, se poursuit malgré la disparition du parti unique. Et comme nous avons une grande partie de la classe politique qui a été nourrie au parti unique et à l’Etat totalitaire, il me paraît logique que rares sont ceux parmi les politiciens qui savent comment se comporter lors de conflits sociaux. Le nationalisme exacerbé, dogmatique, donc fanatique, qui touche en fait toute la classe politique et une grande partie pour ne pas dire toute l’élite intellectuelle et la classe moyenne est un signe de cette difficulté de prendre en charge les revendications sociales pour ce qu’elles sont. Très souvent, on ressort le caractère non nationaliste,  dangereux et irrationnel de certaines revendications sociales.
Un homme politique digne de ce nom peut-il qualifier un mouvement de jeunes de «chahut de gamins» comme ce fut le cas en 1988 ou  la manifestation des jeunes du Sud pour l’emploi et contre le chômage  de manifestation manipulée politiquement en laissant le doute sur la main manipulatrice pour qu’on la comprenne étrangère et donc dangereuse ? Bref en Algérie, on est toujours dans le déni des protestations sociales parce que, selon moi, tout le monde est convaincu que l’Etat possède les clés de la mutation sociale. Or, cette conception est une conception élitiste, qui ne reconnaît pas aux classes sociales leur droit de présider au changement social.

Bouredji Fella

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Samedi 31 Août 2013

Le Monde du 28 août 2013 sur Hélie Denoix de Saint-Marc.

Un journal de la droite dure Le Monde.....?? Tout est une question de grille de lecture et de justesse dans le propos...

 
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Un mouvement de coeur et d'opinion

Mouvement de cœur et d’opinion, il fonctionne, compte tenu de son expansion, principalement grâce à Internet : Site, groupes de discussion et d’action. Cependant et afin de favoriser les contacts vivants, lorsque l’implantation géographique de ses "adhérents" le permet, des sous-groupes géographiques se constituent.

Deux axes de travail

Réflexions : compte tenu du mode de fonctionnement de notre Mouvement, et l’éparpillement de ses "adhérents", c’est l’axe principal. Actions : Elles couronnent les réflexions, sous différentes formes : rencontres, pétitions, initiatives diverses…
Modes opérationnels : Les "adhérents" proposent et rejoignent les groupes de leur choix (géographiques : pays, régions, et/ou thématiques). Chaque type de réflexion ou d’action génère son sous-groupe via le Net (mails, groupes Yahoo, supports divers). / Réseau de sites de signataires webmestres. / Les résultats de chaque groupe sont soumis à l'appréciation de l'ensemble des "adhérents".